Warning: array_shift() [function.array-shift]: The argument should be an array in /htdocs/public/www/config/ecran_securite.php on line 283
MALAKOFF PATRIMOINE
DERNIERE MISE EN LIGNE

RETROSPECTIVE
100 ans de cinéma à Malakoff
Imprimer -

Malakoff a eu jusqu’à quatre salles de cinéma implantées dans la partie historique de la ville. Le spectacle cinématographique est arrivé très tôt à Malakoff, en 1914, alors exclusivement muet. Le 7ème art à Malakoff a rassemblé beaucoup de spectateurs dans les différentes salles qui ont existé depuis cent ans. L’histoire du cinéma est toujours vivace grâce au nouveau Marcel Pagnol (salle municipale) toujours classée cinéma Art et Essais. Une rétrospective à compléter avec de nouvelles sources d’information.

Cent ans de projections à Malakoff
-1900  : projections récréatives du cinématographe dans les fêtes foraines et municipales
-1914  : ouverture d’une salle avenue Gabriel Péri (anciennement route de Montrouge)
-1920-1948 : 4 cinémas : Le Family, Le Palace, le Bijou, Idéal-cinéma (devenu le Rex)
-1950-1960  : 3 cinémas : le Celtic, Le Palace, le Family Palace
-1960-1972 : 3 cinémas : Le Celtic, Le Rex, le Palace
-1972-1980 : 1 cinéma : Le Palace
-1980 -1992 : le Théâtre 71 assure des projections de cinéma (et même un Festival)
-1992- 2006  : 1 cinéma : le Marcel Pagnol (salle municipale, avenue Pierre Larousse)
-2007 : Le Marcel Pagnol (salle moderne, place de l’Hôtel de Ville)
 
 Le cinématographe aux fêtes et dans les patronages
 
Dès le début du XXème siècle des projections du cinématographe furent organisées lors des fêtes de Malakoff. Des projections éducatives et récréatives étaient également proposées aux jeunes par le patronage laïque soutenu par la Municipalité situé au 26 avenue Pierre Larousse et le patronage catholique situé au 147 avenue Gabriel Péri.
Du début des années 1930 jusque dans années 1950, l’abbé Pirus, curé de la chapelle du Sacré Coeur, rue André Sabatier, organisait des séances de cinéma ouvertes à tous le samedi soir dans une salle située dans la cour du patronage.
 
Le Malakoff-Palace (1920-1980)
 
Situé place du 11 novembre (actuellement le supermarché DIA), le Malakoff Palace fut à l’origine une salle de bals. Cette salle devint très tôt, en 1916, une salle de cinéma. C’est l’époque du cinéma muet. Un piano accompagne alors la projection.
Classé cinéma Art et Essai, la salle fait le bonheur des étudiants de Supelec, la célèbre école implantée à l’entrée de Malakoff en1927.
En juillet 1938 d’importantes améliorations sont réalisées, notamment pour l’accueil des spectateurs. La salle contient désormais 498 places au total : 281 à l’orchestre dont 20 strapontins, et 217 au balcon dont 26 strapontins.
Le Palace, le plus ancien et dernier cinéma privé de Malakoff ferme ses portes en mai 1980.
  
Le Bijou (1920-1948)
 
Situé au 47 avenue Pierre Larousse, ce cinéma ouvre ses portes en 1920. Il a la particularité de ne pas disposer de balcon.
 
Le Family Palace (1921-1960)
 
La salle était située au 8 place du 11 novembre 1918 (actuellement emplacement d’un immeuble d’habitation). Elle ouvre ses portes en 1921. L’imposant bâtiment est une réalisation en béton de l’architecte Emile Vergnes, l’architecte technique du syndicat des directeurs de cinémas. La salle est exploitée par la société Gaumont. Le Family pouvait accueillir 1117 spectateurs, 804 à l’orchestre dont 693 fauteuils et 111 strapontins, 313 au balcon. Il passait des grands films qualifiés de tout public. Au Family aussi se déroulait chaque année la distribution des prix des écoles de Malakoff.
En mai 1958 la salle obtient le renouvellement de l’autorisation de donner des intermèdes de chant et attractions.
La Compagnie Générale des cinémas Family Palace demande sa démolition en 1960. Il sera le premier cinéma à fermer ses portes à Malakoff et démoli en 1965.
Voir notre fiche spécifique
 

Le Rex (1922-1960) 

Située au 2, avenue Jules Ferry, appelé en 1922 « Idéal Cinéma », il est acheté dans les années 1960 par monsieur Russé, propriétaire du « Malakoff-Palace ».

La salle de dimension réduite ne disposait pas de balcon et proposait des films mineurs .La salle cesse de fonctionner au début des années 70. Elle sera louée pour le tirage de la Loterie Nationale, et deviendra par la suite l’entrepôt du Loto, puis une salle de répétition pour une chorale de France Télécom et désormais une annexe de l’Ecole des Médias et de la Communication (EMC) toute proche. Le nom du Rex est encore gravé dans une mosaïque sur le sol devant l’entrée.
 
Le Celtic (1948-1972)
 
Après travaux, le Bijou devient Le Celtic et propose 400 fauteuils. Y furent projetés beaucoup des films de cow-boys. La salle ferme définitivement en 1972. Elle restera inoccupée durant vingt ans. Voir notre fiche spécifique
 
Le Théâtre 71 comble un vide provisoire (1972-1992)
 
Après la dernière séance du Celtic en 1992, le cinéma n’a pas totalement abandonné la ville. Le Théâtre 71 conformément à sa mission de Centre d’Action Culturelle assura une vie cinématographique sur la commune en présentant une programmation régulière qui s’intercalait entre les autres spectacles, moyennant quelques contraintes techniques et problèmes d’organisation.. Il organisa aussi le festival « ciné-forain » durant trois jours avec projections de films de Méliès, Max Linder ou Louis Feuillade, restaurés et diffusés sur écran géant en plein air. Et chaque année, ce sont 10 000 spectateurs qui, en moyenne, prenaient le chemin de cette salle obscure d’un soir.
 
Le Marcel Pagnol (1992-2006)
 
1992, vingt ans après la fermeture du Celtic , une nouvelle petite salle à la façade bleue vient de nouveau animer le centre ville. L’offre de fauteuils est de 153 places sur 17 rangs de 9 sièges. La pente de la salle est complètement revue et les derniers rangs sont relevés. Pour l’image, la nouvelle salle dispose d’un écran de 5,65m par 2,40m, placé au-dessus d’une scène pour la perspective. La salle sera démolie en 2006 pour faire place à un immeuble d’habitation qui a pris le nom de « Le 7ème art ». Un portail en fer forgé portant les noms d’artistes rappelle la présence d’un cinéma à cet endroit pendant plus de 85 ans.
Voir notre fiche spécifique
 
Le nouveau Marcel Pagnol (2007)
 
Dans le cadre de la rénovation du centre ville près de l’Hôtel de Ville une nouvelle salle de cinéma moderne et mieux équipé est prévu pour remplacer la salle de l’avenue Pierre Larousse. En 2007, le nouveau cinéma municipal voit le jour au 17 rue Béranger. Il garde le nom de l’ancienne salle de la rue Pierre Larousse, le Marcel Pagnol. Il peut accueillir 153 spectateurs dans un confort nettement amélioré. Fiche spécifique en préparation
 
1957, un projet de salle sur l’ancienne zone sud maraîchère
 
Dans le sud de Malakoff dépourvu de salle de cinéma, les habitants pouvaient se rendre dans la salle de cinéma proche, notamment Le Paris implanté au 14 rue de Vanves à Clamart. Cette salle a disparu en 1962 pour faire place à un supermarché Parunis, puis G 20 et aujourd’hui Super U.
 
Mais l’idée d’implanter un cinéma dans le quartier en plein développement au sud de la ville était régulièrement évoquée. Dans le contexte de la crise du logement en région parisienne l’Office Public d’Habitations de la ville de Paris lance en 1957 l’opération « Malakoff-Sud ». L’architecte Denis Honegger est chargé de la conception d’une cité de 600 logements conçue pour vivre en autonomie, dotée d’espaces verts, de commerces...et d’un cinéma.
La salle sera construite en 1962, au 21 boulevard de Stalingrad sur les plans et la technique de construction en béton chère à l’architecte : un immense cube aux murs gris, une grande façade, un hall spacieux ouvrant directement sur une vaste salle de projection capable d’accueillir plusieurs centaines de spectateurs.
La salle ne fonctionnera jamais comme cinéma. La ville de Malakoff rachète le bâtiment à l’Office HLM en 2001 pour un euro symbolique. Elle deviendra en 2009 « La Fabrique des Arts », une salle de répétition pour les compagnies théâtrales, gérée par le Théâtre 71.
 
Recherches : Michèle Pierrard
--------------- 
Bibliographie
« Le cinéma et les Hauts de Seine » sous la direction de Jean-Barthelemy Debost, Ed. Sogemo, 1993)
Eugène Vergnes, Le Family-Cinéma à Malakoff , La Construction moderne25 décembre 1921, p. 97, et du 1er janvier 1922, p.108.
Bulletins Notre Malakoff et Malakoff-infos, Archives municipales
 

Malakoff patrimoine - Site internet participatif
>> Nous contacter