SOMMAIRE :
Le bâti

Un territoire


Les activités


Le sacré


AVENUE JULES FERRY
Les mains de la paix, de Jean Kohen

Il est une oeuvre d’art qui n’est pas forcément repérable immédiatement lorsqu’on parcours la ville de Malakoff, cela n’empêche pas qu’elle représente un message fort. C’est le cas des mains de la paix, une œuvre en bronze l’un des moyens d’expression de l’artiste Malakoffiot Jean Kohen placée dans le petit square de la Paix, avenue Jules Ferry.

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Il est une oeuvre d’art qui n’est pas forcément repérable immédiatement lorsqu’on parcours la ville de Malakoff, cela n’empêche pas qu’elle représente un message fort. C’est le cas des mains de la paix, une œuvre en bronze l’un des moyens d’expression de l’artiste Malakoffiot Jean Kohen placée dans le petit square de la Paix, avenue Jules Ferry.

La paix est pour Jean Kohen un élément marquant lui qui a vécu une histoire familiale tragique pendant la seconde guerre mondiale. C’est pourquoi « s’engager pour la paix, ce n’est pas seulement lutter contre les conflits à venir. C’est aussi reconnaître les traumatismes durables engendrés par les violences du passé ».

Dévoilée le 27 septembre 2015 l’occasion de la commémoration des 70 ans des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, la gravure de bronze placée au pied du ginkgo biloba, planté en 1995,a été intitulée par Jean Kohen « En paix renaît la vie ». Elle représente deux mains qui encerclent une feuille de ginkgo symbole de la ville de Tokyo au Japon. « La feuille symbolise la paix et la vie expliquait Jean Kohen lors de l’inauguration. Les mains sont l’élément dynamique qui projette cette vie... ». Une œuvre et un message permanent au cœur du centre ville.

Sources : Malakoff-Info Novembre 2015

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ART SINGULIER
Le jardin des mosaïques "Picassiette"

Jean Michel Chesné est un artiste qui vit et travaille à Malakoff non loin du stade Marcel Cerdan. Autodidacte, il est tout à la fois graphiste, peintre, sculpteur et mosaïste. Son jardin en plein centre ville est devenue une véritable curiosité qui attire les amateurs du monde entier. Il est pourtant totalement inconnu des habitants de Malakoff.

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Jean Michel Chesné est un artiste qui vit et travaille à Malakoff non loin du stade Marcel Cerdan. Autodidacte, il est tout à la fois graphiste, peintre, sculpteur et mosaïste. Son jardin en plein centre ville est devenue une véritable curiosité qui attire les amateurs du monde entier. Il est pourtant totalement inconnu des habitants de Malakoff.

Ouf ! Le nouveau plan d’urbanisme a été heureusement modifié en 2016 à la suite d’actions collectives pour éviter que le jardin couvert "d’oeuvres d’art brut", patiemment réalisées depuis 20 ans par l’artiste Jean-Michel Chesné, ne soit détruit par les travaux d’alignement.

Jean-Michel Chesné est en effet un artiste singulier dont la plupart des oeuvres et son jardin d’art brut sont peu connues du grand public : les Malakoffiots eux-mêmes.

Comme il le dit lui-même, l’une de ses révélations artistiques a eu lieu en 1992 lors de sa visite au « Palais Idéal du Facteur Cheval » à Hauterives dans la Drôme. Un choc à partir duquel est née une passion et son goût pour ce qu’on appelle l’art brut qui orientera son travail de manière radicale conforté par d’autres découvertes d’oeuvres et d’environnements dits « singuliers ».

Robert Tatin, Facteur Cheval, Jean-Michel Chesné

Il y a une vingtaine d’années il s’est lancé dans la construction d’une grotte-chapelle dans son jardin, puis a entrepris de couvrir les murs de la cour et du jardin de mosaïques utilisant la technique dite « Picassiette » qui utilise de la vaisselle cassée, miroirs, coquillages, bijoux, verres colorés et autres matériaux de récupération. Ainsi donne-t-il libre cours à son imaginaire en faisant cohabiter sur les murs toute une famille d’animaux fantasmagoriques et de chimères.

Son jardin incroyable sur le sol de la ville de Malakoff est désormais répertorié dans la brochure « Itinéraires d’Art singulier en France édité par le site du Palais du Facteur Cheval (classé Monument Historique en 1969 par André Malraux).

L’oeuvre de Jean-Michel Chesné s’étend aussi aux dessins anthropomorphes à l’encre ou à la craie, des fantaisies colorées aux crayons de couleur, mais aussi des têtes en céramique ou des sculptures en plastique fondu. Il développe depuis dix ans tout un travail et un univers fantasmagorique en dessins-dentelles.

Un bâtisseur de l’imaginaire dont peut s’enorgueillir la ville de Malakoff.

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UNE INSPIRATION
La vague (de Monika Mour, 1976)

Dans le square, près de l’entrée principale de la résidence Aimé-Allain à quelques dizaines de mètres du Fort de Vanves, une sculpture ne passe pas inaperçue. Elle questionne même car il s’agit de la représentation d’une vague déferlante réalisée par l’artiste Monika Mour.

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Dans le square, près de l’entrée principale de la résidence Aimé-Allain à quelques dizaines de mètres du Fort de Vanves, une sculpture ne passe pas inaperçue. Elle questionne même car il s’agit de la représentation d’une vague déferlante réalisée par l’artiste Monika Mour.

On doit en effet cette œuvre à la sculpteure Monika Mour réalisée lors de la construction de l’immeuble en 1976 dans le cadre du 1% artistique dans les constructions publiques visant à soutenir la création et à sensibiliser la population à l’art de notre temps.

Pour réaliser sa sculpture Monika Mour a utilisé le principe de « la grande vague » l’une des plus célèbres estampes japonaises du peintre Hokusai (1850). Cette œuvre fut l’une des inspirations des impressionnistes, d’architectes, de sculpteures comme Camille Claudel. De nombreux artistes reprennent a l’infini encore le principe de la vague et même le marketing. Ce qui fait de la vague l’une des œuvres la plus reproduite au monde. Malakoff peut donc s’enorgueillir d’avoir sur son sol une sculpture avec une telle aura.

L’oeuvre de Monika Mour représente une grosse lame de mer avec son creux et sa crête avant qu’elle ne se brise. Elle évoque le mouvement continu et perpétuel de la mer. Sur la face de la déferlante sont reproduits les mouvements ondulatoires de la houle à la surface de l’eau. La vague est entourée d’une sorte de socle au ras du sol fait de galets.

Pour réaliser la sculpture, l’artiste a utilisé une technique particulière, le béton projeté sur du grillage, généralement utilisée dans une grande variété de chantiers de construction. Au préalable de la projection, un ferraillage est constitué de nappes de treillis soudés sur lequel le béton est projeté. Cette technique fut utilisée notamment par Le Corbusier pour la célèbre chapelle de Ronchamp.

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REPRESENTATIONS ANIMALIERES
Le bestiaire urbain de Malakoff

Exposés et mis en scène dans l’espace public, les animaux sont représentés dans la ville de Malakoff de multiples façons depuis le début du 20ème siècle. Du haut des façades où au coeur des espaces verts, ils fascinent, interrogent ou tout simplement décorent les immeubles.

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Exposés et mis en scène dans l’espace public, les animaux sont représentés dans la ville de Malakoff de multiples façons depuis le début du 20ème siècle. Du haut des façades où au coeur des espaces verts, ils fascinent, interrogent ou tout simplement décorent les immeubles.

Les représentations animalières à Malakoff dévoilent l’animal domestique, sauvage, imaginaire... de façon moderne et parfois inattendue, offrant à travers la ville des oeuvres qui forment un fabuleux bestiaire urbain. Tel un explorateur ou naturaliste, en traînant ses pas dans les rues, c’est une promenade insolite et artistique qui nous attend.

Le bestiaire dans l’environnement de Malakoff est bien présent principalement sur les façades de certains immeubles et pour l’ornementation des espaces verts. Ce décor animalier situé parfois où l’on ne l’attend pas, s’inspire des textes de la mythologie, égaye par ses couleurs à l’aide de la mosaïque quelques façades. Il a inspiré des artistes contemporains qui ont utilisé des matériaux en fer et en fonte en pierre-ciment ou plâtre. Plusieurs fois l’animal est représenté sur les bas-reliefs qui ornent des maisons de ville.

Ainsi, les animaux jouent à cache-cache à travers la ville créant une sorte de cabinet de curiosités où ils sont perchés, juchés, flanqués, nichés, exposés. Ils nous regardent, nous interrogent et forment un petit bestiaire urbain fort sympathique.

Le bestiaire en métal du patio de l’Hôtel de Ville abrite depuis l’an 2000 un fabuleux bestiaire de métal imaginé par le sculpteur Antoine Rohal.

La céramique de la libellule rue Jean Jaurès, reproduite quatre fois sur un petit immeuble est la seule à Malakoff à représenter un décor animalier coloré qui rehausse l’esthétique particulière de la façade de l’immeuble.

Les deux petits dragons ailés qui encadrent la porte d’entrée de l’immeuble du 41 rue Victor Hugo suscite l’étonnement

La fresque-mosaïque les oiseaux sur fond rouge située dans la cour de l’école primaire Fernand Léger, a été réalisé par la mosaïste Mélano Hoegger (1976). C’est Nadia Léger, la veuve du grand peintre qui a fait don à la ville de Malakoff d’un motif représentant une oeuvre très connue de Fernand Léger sur un thème cher à l’artiste, les oiseaux.

La chasse au lévrier rue Vincent Morris, allégorie de la chasse dans le monde antique a été réalisé par Monsieur Sauré, sculpteur qui habitait la maison dans les années 50.

La ménagerie de l’école Jean Jaurès rue Jules Ferry. La façade du groupe scolaire possède quatre bas-reliefs dont l’objet exclusif est le thème animalier.

La sculpture d’Hercule terrassant le taureau de Némée sur la façade du 197 avenue Pierre Brossolette, oeuvre de Yves Helbert (1955) en ciment-pierre, est l’une des innombrables représentations sur des supports variés du personnage d’Hercule.

Les trois échassiers du Parc Salagnac sont figés sur le petit lac au milieu de leurs congénères, cygnes et canards, eux bien vivants.

Et quelques sculptures en fils de fer mis en place à travers la ville par le service des espaces verts et des mosaïques dans l’entrée d’immeubles notamment avenue Gambetta...


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SCULPTURES ANIMALIERES
Le bestiaire du jardin intérieur de l’Hôtel de Ville

Le patio de l’Hôtel de Ville abrite depuis juillet 2000 un fabuleux bestiaire de métal imaginé par le sculpteur Antoine Rohal. On ainsi élu domicile dans le jardin intérieur de la mairie au milieu des bambous, coqs, chouettes, faucons, crapauds, faisan et sirène qui donnent au lieu une atmosphère assez unique à Malakoff.

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Le patio de l’Hôtel de Ville abrite depuis juillet 2000 un fabuleux bestiaire de métal imaginé par le sculpteur Antoine Rohal. On ainsi élu domicile dans le jardin intérieur de la mairie au milieu des bambous, coqs, chouettes, faucons, crapauds, faisan et sirène qui donnent au lieu une atmosphère assez unique à Malakoff.

Alors que la pierre était son matériau essentiel, c’est avec le Monument à la mémoire de Gabriel Péri à Argenteuil inauguré en 1964 qu’Antoine Rohal met au point une technique originale, en soudant au chalumeau des plaques de laiton laminé. Dans les années qui suivent, il a recourt à la même technique pour créer en fer, en cuivre ou en laiton des sculptures animalières, d’une grande force expressive, teintées de fantaisie et d’humour, parmi lesquelles la dizaine d’hôtes du patio de l’Hôtel de Ville de Malakoff (1).

Les œuvres d’Antoine Rohal sont aujourd’hui traquées par les connaisseurs dans les ventes publiques et notamment les amoureux du bestiaire de métal. Sur la vie de l’artiste peu de renseignements. Né à Temersav en Hongrie en 1905, il est mort à Paris en 1978. Il étudia à Dresde où il obtint un premier prix de sculpture. Il s’installe à Paris où il devient l’élève d’Antoine Bourdelle précurseurs de la sculpture monumentale du 20ème siècle. 

Après la déclaration de guerre il s’enrôle dans l’armée française et bien que non appelé fut un des premiers à entrer dans la Résistance jusqu’à la libération. Dès la fin de la guerre, il se remet à la sculpture et cherche à exprimer ce qu’il a vécu durant l’occupation Il fait alors plusieurs monuments commémoratifs de la guerre de 1939-1945 dont celui des fusillés de Châteaubriant dont il dira « qu’il y a tellement à faire pour les vivants » afin qu’ils se souviennent des martyrs de la liberté.

En 1953 il obtient la nationalité française. Pendant des années, il travaille dans son atelier parisien de la cité Falguière, près de Montparnasse. Il assume par ailleurs durant plusieurs années la charge de secrétaire national de l’Association des sculpteurs statuaires. Puis il abandonne la pierre pour ne plus travailler que le métal soudé dont les arêtes vives lui permettent de concilier un certain classicisme du sujet avec toutefois une conception personnelle et moderne.

Son ami et sculpteur lui aussi André Del Debbio, parle de lui comme un homme de cœur, sincère et intègre ; « Antoine Rohal a toujours su utiliser la tradition, alliée à la force, que lui offraient les matériaux et l’esprit de son époque. Il savait regarder, transposer et son esprit de synthèse lui permettait d’aller plus loin dans sa recherche inlassable. Il avait l’oeil critique et remettait sans cesse son art en question. Son côté perfectionniste lui permit de se renouveler sans cesse et de réaliser un ensemble d’oeuvres jeunes et riches... »(2)

L’œuvre la plus connue d’Antoine Rohal reste le Monument national des fusillés de Châteaubriant haut de plus de cinq mètres, sculpté en pierre d’Artiges. Ce monument frappe par sa sobriété, sa puissance et la tension qui l’anime. Il fut inauguré en 1950 dans la carrière où furent exécutés en 1941 vingt sept patriotes. Suivent de nombreuses commandes dans la veine commémorative : bas-relief en bronze à la mémoire de Pierre Sémard et de la Résistance des cheminots à Paris, le Monument aux morts de la grand guerre à Drancy , le Monument des déportés à Château-Thierry dans l’Aisne, un haut-relief dédié à Paul Eluard dans une cité de Saint-Denis. De nombreux établissements d’enseignement s’adresseront à lui pour leur décoration. Vers la fin de sa vie il a peint quelques tableaux.

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1) son fils était employé au service reprographie de la ville de Malakoff

2) Sources : plaquette de vente de 87 oeuvres d’Antoine Rohal à Drouot le 26 juin 1987

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