SOMMAIRE :
Le bâti

Un territoire


Les activités


Le sacré


1935
La peinture murale d’origine

De la peinture d’origine qui ornait la salle de Justice de Paix dès sa construction en 1938, il ne reste que quelques photos en noir et blanc. Les scènes peintes apparaissent sur le mur sud (côté ancienne poste) et ouest (côté porte d’entrée/escalier). On ne possède pas de gros plans photographiques rapprochés des différentes parties de la première peinture murale qui ornait la salle de Justice de Paix.. L’examen des photos permet toutefois de repérer les scènes reproduites.

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De la peinture d’origine qui ornait la salle de Justice de Paix dès sa construction en 1938, il ne reste que quelques photos en noir et blanc. Les scènes peintes apparaissent sur le mur sud (côté ancienne poste) et ouest (côté porte d’entrée/escalier). On ne possède pas de gros plans photographiques rapprochés des différentes parties de la première peinture murale qui ornait la salle de Justice de Paix.. L’examen des photos permet toutefois de repérer les scènes reproduites.

Sur le mur sud des hommes moissonnent, une femme allaite. Sur le mur ouest on distingue un homme lançant un javelot, deux hommes en costume de ville qui discutent, un sphinx, puis deux hommes en chemise blanche, habillés comme des ouvriers agricoles.

Les figures sont émaciées et le style assez raide. Reste qu’il est difficile de comprendre la signification générale de l’oeuvre et aucune documentation ne permet pour l’instant d’identifier l’auteur de ces peintures.

Photo : Archives Municipales

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DEUXIEME PEINTURE MURALE
L’oeuvre de 1942, une commande encadrée par le régime pétainiste

La restauration intérieure de l’ensemble du bâtiment de l’ancienne bibliothèque et Justice de Paix 8 avenue du Président Wilson a fait sortir de l’ombre la frise peinte horizontale de 53 m3 qui était masquée derrière une cloison depuis cinquante ans. Due au peintre Roubaisien Paul Alex Deschmacker elle comprend deux grands types d’iconographie : symbolisme de la justice et scènes du réel. Au-delà de son caractère esthétique et ornemental l’oeuvre réalisée sous le régime pétainiste demande d’en comprendre le contexte et le sens symbolique et politique.

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La restauration intérieure de l’ensemble du bâtiment de l’ancienne bibliothèque et Justice de Paix 8 avenue du Président Wilson a fait sortir de l’ombre la frise peinte horizontale de 53 m3 qui était masquée derrière une cloison depuis cinquante ans. Due au peintre Roubaisien Paul Alex Deschmacker elle comprend deux grands types d’iconographie : symbolisme de la justice et scènes du réel. Au-delà de son caractère esthétique et ornemental l’oeuvre réalisée sous le régime pétainiste demande d’en comprendre le contexte et le sens symbolique et politique.

L’actuelle peinture murale de la salle de Justice de Paix datée de 1942 fut l’objet d’une procédure de réalisation particulière en pleine période d’occupation et de collaboration.

Le régime de Vichy avait crée par la loi du 23 février 1941 une Délégation Générale à l’Equipement National chargée de mettre en œuvre une planification de l’économie par l’Etat, ayant rang de Secrétariat d’Etat. Il comprenait un Commissariat à la lutte contre le chômage au sein duquel fonctionnait le service des travaux artistiques. C’est ce service qui autorisa la réalisation d’une nouvelle peinture murale dans la salle de Justice de Paix de Malakoff et qui en fixa dans un contrat les conditions d’exécution et de financement. 

La signature de ce contrat dû satisfaire Georges Guillet Président de la Délégation spéciale remplissant les fonctions de Maire de Malakoff puisqu’il souhaitait ardemment le remplacement de la peinture d’origine. Dans une lettre à son cher ami le directeur du Service des travaux artistiques de la Seine il déclare que « celle qui dépare actuellement cette belle salle est à faire disparaître et serait reconnaissant de désigner un véritable artiste susceptible d’en composer et d’en exécuter une nouvelle... » (1)

Le contrat fut signé le 8 octobre 1941 pour « une décoration picturale dont le sujet est emprunté à la Justice, exécuté à l’huile sur toile marouflée par monsieur Deschmacker, désigné comme maître d’oeuvre par le Commissariat, et assisté d’un certain nombre de collaborateurs... ». Les frais d’exécution furent supportés par le Commissariat pour les dépenses d’ordre artistique et par la ville de Malakoff pour les frais d’ordre matériel.

On ne toucha pas à la physionomie de la salle qui resta en l’état avec son plafonnier, la mosaïque du sol, le mobilier et les boiseries.

1) Archives Municipales B1, contrat 926/5

Photo : Archives Municipales

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2020
Redécouverte de l’oeuvre peinte et restauration

Caché derrière une cloison depuis une cinquantaine d’années, l’état de la peinture murale n’était pas connu. Une fois les cloisons dégagées, la restauratrice Bérangère Ballet-Goulart a pu effectuer un diagnostic de l’oeuvre et faire des préconisations au nom d’un groupe de 10 restaurateurs indépendants en réponse à l’appel d’offre lancé par la Mairie le 27 septembre 2019 avec un financement de départ sur le budget communal de 90 000 euros. Le marché obtenu l’équipe de spécialistes de la restauration du patrimoine a travaillé à la restitution de l’unité esthétique de l’ensemble de la peinture murale de 53 m2.

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Caché derrière une cloison depuis une cinquantaine d’années, l’état de la peinture murale n’était pas connu. Une fois les cloisons dégagées, la restauratrice Bérangère Ballet-Goulart a pu effectuer un diagnostic de l’oeuvre et faire des préconisations au nom d’un groupe de 10 restaurateurs indépendants en réponse à l’appel d’offre lancé par la Mairie le 27 septembre 2019 avec un financement de départ sur le budget communal de 90 000 euros. Le marché obtenu l’équipe de spécialistes de la restauration du patrimoine a travaillé à la restitution de l’unité esthétique de l’ensemble de la peinture murale de 53 m2.

Mise à jour de la peinture après 50 ans derrière une cloison

Près de 80 ans après son exécution la frise peinte sur une toile marouflée sur enduit avait subit inévitablement de nombreuses altérations du support et les peintures de nombreux chocs provoquant des boursouflures. Par endroit des scènes peintes portaient des fissures, des éraflures ou des griffures, voire quelques déchirures et des moisissures suite à un dégât des eaux. Certains espaces étaient couverts de perforations dues à des punaises et des clous. A tout cela s’ajoutait un dépôt de crasse important.

Après une série de tests l’équipe de restaurateurs a procédé à un sérieux nettoyage puis a repris les enduits, réparé les déchirures de la toile. La couche picturale a ensuite reçu un traitement des moisissures et une consolidation des zones fragilisées. L’opération s’est achevée par une réintégration picturale, phase fondamentale de la restauration, visant à combler visuellement toutes les lacunes de l’oeuvre. Tout ce travail spécialisé durant six mois révèle aujourd’hui une frise murale éclatante de couleur.

Des scènes entières à restaurer

Après restauration les scènes ont retrouvé leurs belles couleurs

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SCENES PEINTES (1)
Les symboles de la Justice et du droit

Salle de Justice de Paix, le décor peint se devait d’évoquer des références à la loi et à la justice. Une bonne moitié de la surface peinte visualise la justice et l’ordre. Avec des allégories classiques empruntées à la mythologie grecque et romaine l’artiste a peint des scènes avec des personnages traditionnellement féminins aux attributs symboliques toujours reconnaissables comme le glaive, la balance, le laurier, le livre, le sceptre, le trône... Attributs des déesses, des héros, des seigneurs ils symbolisent la justice et la souveraineté, la puissance et l’autorité, le droit...

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Salle de Justice de Paix, le décor peint se devait d’évoquer des références à la loi et à la justice. Une bonne moitié de la surface peinte visualise la justice et l’ordre. Avec des allégories classiques empruntées à la mythologie grecque et romaine l’artiste a peint des scènes avec des personnages traditionnellement féminins aux attributs symboliques toujours reconnaissables comme le glaive, la balance, le laurier, le livre, le sceptre, le trône... Attributs des déesses, des héros, des seigneurs ils symbolisent la justice et la souveraineté, la puissance et l’autorité, le droit...

Paul Alex Deschmacker le maître d’oeuvre interprète dans sa vaste peinture murale tous les codes et symboles contemporains de la Justice porteurs d’un héritage culturel. Vision traditionnelle toujours actuelle d’ailleurs.

La femme au caducée. Le personnage féminin est montré avec une baguette de laurier surmontée de deux ailes et entourée de deux serpents entrelacés : un caducée. C’est l’attribut du dieu Hermès, emblème des sages qui servait à guérir des morsures de serpents. Il est devenu symbole de paix et attribut de la Justice. Derrière est placé le laurier, dédié à Apollon dont il est le symbole, il représente l’immortalité acquise par la victoire. Aux pieds de la Déesse apparaît une corne d’abondance, symbole de richesse et de fécondité. Enfin, la femme est assise sur un siège à tête de lion, une figure allégorique de puissance, de souveraineté et de sagesse.

Le glaive et la balance. Autre personnage de la mythologie grecque présent sur la peinture murale la Déesse Thémis avec ses attributs classiques le glaive et la balance. L’arme symbolise l’aspect répressif de la justice, l’application des peines. Tenu toujours dans la main droite le glaive symbolise le pouvoir de la justice qui tranche les problèmes et les litiges. Dans sa main gauche Thémis tient une balance sur laquelle elle soupèse les forces de soutien et d’opposition, le principe de contradiction juridique. C’est le symbole le plus ancien qui fait référence à l’idée d’équilibre et de mesure que représente la justice humaine.

Appliqué aux combats contre l’injustice, la malfaisance ou encore l’ignorance le glaive par exemple devient ici un instrument constructif de justice et de paix. Associé au symbolisme de la balance, le glaive sépare le bien du mal et frappe le coupable.

Le genou dénudé. Sur le mur sud le personnage masculin, un éphèbe nu, exprime une justice qui se veut réceptive au drame humain. Cette clémence est symbolisée par le genou dénudé. Traditionnellement la position du genou est une marque de pouvoir. Les écrits antiques matérialisent le genou comme l’attribut corporel de la pitié, de la magnanimité et la clémence du puissant.

Le livre des lois. Deux scènes mettent en valeur le livre des textes de lois. Aux pieds de l’éphèbe nu est posé un grand livre ouvert qui porte les noms de juristes ayant marqué l’histoire du droit.

-Jacques Cujac (1522-1590). Il chercha à réinscrire le savoir antique dans la culture juridique de son époque.

-Charles Dumoulin (1500-1566). On lui doit une étude essentielle sur les coutumes du royaume qui constitue l’un des principaux apports à la pensée juridique de son temps.

-Jean Domat (1625-1696). Ses « lois civiles dans leur ordre naturel » restent aux yeux des juristes contemporains un ouvrage majeur dans l’histoire du droit.

-Robert-Joseph Pothier (1699-1772). Ses travaux ont très largement inspiré les rédacteurs du code civil français.

-Etienne-Marie Portales (1746-1807). Il prit une part active à la rédaction du code civil ainsi qu’à la mise en œuvre du Concordat de 1801. Il fut Ministre des cultes.

Sur le mur nord, encadré par un éphèbe au sceptre et une femme au glaive est représenté le livre du code civil français, c’est à dire l’ensemble des règles qui permettent le « vivre ensemble ». Autre personnage lié au livre, une femme au miroir se porte garante des textes du code civil et du droit commercial. Le miroir qu’elle tient de sa main droite rappelle l’importante de la réflexion personnelle. Avec le miroir on s’interroge sur soi-même, il devient le symbole de la réflexion et de la sagesse.

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SCENES PEINTES (2)
La vie réelle selon Vichy

Pour comprendre la signification de la peinture murale de la salle de Justice de Paix réalisée en 1942 il faut rappeler le contexte de sa création dans une municipalité non élue, aux ordres des idéaux de la Révolution Nationale menée par le Maréchal Pétain après la défaite de juin 1940 substituant à la devise Républicaine universaliste la primauté des trois sociétés « professionnelle, familiale, nationale ». Dans leur domaine les Beaux-Arts de la zone occupée étaient chargés de diriger les institutions publiques, y compris les musées, les expositions, les commandes et les productions et acquisitions d’oeuvres. Ce fut le cas pour cette oeuvre particulièrement encadrée.

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Pour comprendre la signification de la peinture murale de la salle de Justice de Paix réalisée en 1942 il faut rappeler le contexte de sa création dans une municipalité non élue, aux ordres des idéaux de la Révolution Nationale menée par le Maréchal Pétain après la défaite de juin 1940 substituant à la devise Républicaine universaliste la primauté des trois sociétés « professionnelle, familiale, nationale ». Dans leur domaine les Beaux-Arts de la zone occupée étaient chargés de diriger les institutions publiques, y compris les musées, les expositions, les commandes et les productions et acquisitions d’oeuvres. Ce fut le cas pour cette oeuvre particulièrement encadrée.

A côté de l’évocation symbolique assez classique de la Justice, la peinture murale du peintre Deschmacker reproduit des scènes qui comprennent de nombreux personnages féminins. Probablement un message en accord avec l’idéologie du régime de Vichy qui considérait les femmes et les jeunes filles comme « une pièce maîtresse dans l’élaboration du dispositif de la Révolution Nationale ». Dans ce contexte l’artiste maitre d’oeuvre de la scénographie devait répondre aux critères résumés dans la formule lapidaire Vichychoise « Travail, famille, patrie » et justice pour s’accorder au lieu.

Paul Alex Deschmacker et ses collaborateurs ont donc mis tout leur talent pour exprimer à travers une dizaine de belles scènes ce modèle de société qui reposait sur les différences de genre et sociales lesquelles dans un même dessein devaient « régénérer la nation décadente ».

Les scènes de la peinture murale ont donc visualisé l’orientation politique voulue par les autorités à savoir que les femmes soient avant tout épouses et mères patriotes par la maternité et éducatrices . Sous la collaboration, l’émancipation de la femme équivalait à la destruction de la famille. Deschmacker n’avait pas d’autre choix que de restituer dans plusieurs scènes des éléments de la propagande sur l’institution familiale, base du redressement national.

Autres thèmes évoqués dans la peinture murale une vision du sport. Pour le gouvernement du Maréchal il s’agit de valoriser des corps sains et virils pour les garçons et aux jeunes filles un corps sain et gracieux. La peinture murale s’y emploie dans plusieurs petites compositions en arrière plan.

Elle offre aussi par petites touches des images rassurantes d’une France mythique éternelle, au travail, agraire, unie autour de sa terre nourricière, de sa famille, de sa jeunesse.

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SCENES PEINTES (3)
L’homme et l’ordre patriarcal

L’appel à la virilité sous toutes ses formes a fait partie de l’univers des français durant la période de collaboration et d’occupation (1940-1944). L’art durant ces années a été mis à contribution par le régime de Vichy pour renforcer le mythe de la virilité masculine. Plusieurs scènes de la peinture murale de la salle de Justice de Paix réalisée en 1942 traduisent cette conception idéalisée de l’homme.

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L’appel à la virilité sous toutes ses formes a fait partie de l’univers des français durant la période de collaboration et d’occupation (1940-1944). L’art durant ces années a été mis à contribution par le régime de Vichy pour renforcer le mythe de la virilité masculine. Plusieurs scènes de la peinture murale de la salle de Justice de Paix réalisée en 1942 traduisent cette conception idéalisée de l’homme.

Les scènes de la peinture murale sont sans équivoque. Elles représentent une conception de l’homme fondée sur la force, les assignations spécifiques et les rapports de genre. Elles confortent ici le rétablissement du masculin qui occupe alors une position centrale dans l’idéologie pétainiste. Il s’agissait de redonner à l’homme son autorité de père et d’époux, de lui réserver le travail nourissier, bref, restaurer l’ordre patriarcal.

Pour illustrer cette idéologie Paul Deschmacker le maître d’oeuvre de la peinture et ses collaborateurs ont restitué des scènes représentant les hommes dans des positions dominantes, certains avec des corps musclés mis en évidence, courageux dans le travail manuel et agraire, séducteur auprès des jeunes femmes, protecteur de la famille. De belles scènes qu’il faut en fait bien décoder.

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SCENES PEINTES (4)
L’école du devoir plus que celle des droits

La représentation de la nouvelle école du Clos Montholon construite en 1938-1939 qui prendra le nom d’Henri Barbusse après la Seconde Guerre Mondiale, en arrière plan d’une scène de la peinture murale n’est sans doute pas anodine. Elle est associée à une scène d’éducation des jeunes filles. C’est logique car pour le régime de Vichy l’école est la clé de voûte de la représentation hiérarchique de l’ordre social.

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La représentation de la nouvelle école du Clos Montholon construite en 1938-1939 qui prendra le nom d’Henri Barbusse après la Seconde Guerre Mondiale, en arrière plan d’une scène de la peinture murale n’est sans doute pas anodine. Elle est associée à une scène d’éducation des jeunes filles. C’est logique car pour le régime de Vichy l’école est la clé de voûte de la représentation hiérarchique de l’ordre social.

Pour l’enseignement des jeunes filles le décret du 15 août 1941 du Ministre de l’Education Nationale précise que les programmes comporteront « des dispositions spéciales conformes à leurs aptitudes et à leur rôles ». Jusqu’en première par exemple les filles feront une heure de gymnastique en moins que les garçons. Celle-ci sera remplacée par une heure d’enseignement ménager « correspondant aux travaux les plus appropriés à leur nature et à leurs missions ». Cet enseignement ménager obligatoire uniquement pour les filles remettait en cause le principe d’instruction égale pour les deux sexes. La peinture murale traduit bien cette représentation traditionnelle des femmes alors que l’école de la IIIème République et le Front Populaire avaient commencé à la faire évoluer.

Ainsi, plusieurs scènes expriment cette vision de la place des garçons et des filles dans la nouvelle société voulue par le régime de Vichy : rôle d’éducatrice auprès des enfants, tâches ménagères dévolues aux sexe féminin symbolisées par l’eau récupérée à la fontaine, enseignement des travaux de couture, soins aux malades et aux blessés..

Deux petites scènes concernant la gymnastique sont par ailleurs significatives. Pour l’enseignement des filles une place importante devait être accordée à l’éducation rythmique « pour favoriser le développement de la souplesse et de la grâce ». Même la tenue faisait l’objet d’une réglementation : culotte ou jupette et sandales étaient de rigueur pour « assurer la décence des jeunes filles sur les stades et les lieux d’éducation ».

Les scènes de la peinture murale montrent donc des jeunes filles participant à un exercice rythmique de souplesse et d’adresse, les garçons eux sont dans l’action symbolisée par la course à pied.

Sources :

1) L’idéologie vichyste de l’école fut l’aboutissement d’un courant de pensée qui existait dans la droite française depuis de longues années. Le régime de Vichy lui a donné l’occasion de s’exprimer haut et fort.

-Vichy et l’éternel féminin. Contribution à une sociologie politique de l’ordre des corps.

Francine Muel-Dreyfus. Edition Le Seuil, 1996.

-Réformer l’école sous Vichy, de Juliette Fontaine. Revue Education et Sociétes N°36. 2015

-Vichy idéologue de l’école. Jean Michel Barreau.

Revue d’histoire moderne et contemporaine. 1991.

-Education et enseignement sous le régime de Vichy 1940-1944.

Stéphanie Calcagni. Master MEEF 2013

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SCENES PEINTES (5)
La tour Malakoff

Située au-dessus de la porte d’entrée de la salle de Justice de Paix, une scène peinte représente la tour Malakoff érigée par Alexandre Chauvelot en 1851 dans son environnement . Elle semble être d’un style différent que l’ensemble des scènes de la peinture murale. D’un style plus enlevé, la peinture s’apparente à une représentation stylisée de la fameuse tour historique de Malakoff.

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Située au-dessus de la porte d’entrée de la salle de Justice de Paix, une scène peinte représente la tour Malakoff érigée par Alexandre Chauvelot en 1851 dans son environnement . Elle semble être d’un style différent que l’ensemble des scènes de la peinture murale. D’un style plus enlevé, la peinture s’apparente à une représentation stylisée de la fameuse tour historique de Malakoff.

Étonnamment, cette représentation est inversée par rapport au blason historique dont s’est dotée la ville en 1890. Mais en fait elle respecte bien l’apparence de la vraie tour Malakoff édifiée par Chauvelot telle qu’on la voit sur deux photographies d’époque, des gravures et plans de la fin du 19ème siècle qui ont probablement servit de modèle à Deschmacker ou un autre peintre.

Cette peinture de 1942 qui reprend l’iconographie de la tour de 1857 n’aurait probablement pas existé à quelques mois près puisque la Délégation Spéciale avait horreur de cette représentation de la tour Chauvelot qui ne correspondait pas à son idéologie de la France éternelle. On trouva en 1943 la parade en utilisant le nouveau blason de Malakoff avec sa tour féodale plus conforme aux valeurs de la France

Ce blason sera placé au dessus d’une Marianne dominant la table des Juges sur une estrade.

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